La vie des autres

Publié le par dahlmassala

 Au début des années 1980, en Allemagne de l'Est, l'auteur à succès Georges Dreyman et sa compagne, l'actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l'élite des intellectuels de l'Etat communiste, même si, secrètement, ils n'adhèrent pas aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s'intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l'observer. Tandis qu'il progresse dans l'enquête, le couple d'intellectuels le fascine de plus en plus...

Film brillant , sobre et parfaitement équilibré. Grand moment de cinéma. A voir d'urgence!
 
Publicité

Publié dans films

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
A NE PAS LIRE SI VOUS COMPTEZ ALLER VOIR LE FILM<br /> Alors là décidément! Je me vois dans l'obligation de venir tempérer une nouvelle fois l'enthousiasme de l'auteur de ce blog....en donnant mon avis. Bon, j'ai vu le film il y a deux mois...Il se trouve qu'après être diffusés à Toulouse, les films sont acheminés à dos de mules jusqu'à Besac' qui les découvre donc à la fonte des neiges...<br /> La vie des autres donc... Corrigeons tout de suite dans l'article de notre chère auteur que plus que le ministère de la culture, c'est le ministre lui même qui vient à s'intéresser à Christa. Et cette petite passion n'y est pas pour rien dans l'espionnage qui est dirigé parl a suite sur le couple d'intellos.<br /> ON délègue donc, le meilleur des hommes... On fait appel à la terreur des salles d'interrogatoire, au rambo de la patience, au bourreau des muets. Un homme calme, stoïque, rigide, et calculateur.<br /> Le film s'ouvre sur un séquence de torture euh pardon, un interrogatoire, où on le voit mettre en oeuvre sa technique. L'interrogatoire dure des heures, durant lesquelles l'interrogé est laissé sans dormir ni boire ni manger... Le truc c'est de jouer sur les limites physiques pour délier les langues.... Et c'est ce qu'apprend notre espion à une classe de jeunes commandants délieurs de langue en herbe quand celui-ci est dépêché auprès du coupl intello pour les espionner. <br /> Il est très clair, qu'au delà de les observer, on cherche surtout à les faire tomber. Principalement le mari qui est écrivain. Le dispositif mis en place pour les espionner, gigantesque alors qu'ils n'ont rien ait jusqu'à présent méritant un tel traitement montre l'acharnement du ministère...<br /> Donc d'un côté des idéalistes gentils, pas politiques et mêmes théâtreux, de l'autre un ministre obèse et vulgaire et la rigidité incarnée dans un homme sans émotion froid dont le quotidien se résume à sa vie d'espion et à une soirée dans son immeuble glauquissime. On ira même jusqu'à lui faire appeler une pute pour bien souligner le désarroi et la solitude de ce pauvre Mr l'espion.<br /> Mais attention et c'est ça l'intérêt du film! L'espion ne va pas résister ni à la sonate pour piano, ni à Brecht.... Alors oui on pourrait parler de la pureté des deux êtres, l'écrivain et l'espion, de leur sincérité, du fait que nous avons à faire à deux holmmes droits pour justifier le fait que notre espion en devienne un protecteur.<br /> Mais le coup de la larme qui fait basculer le film, quand la bonté s'écoule sur la joue de l'espion et finit par le faire protéger le couple au risque de sa carrière, point central de sa vie... Quand il renie son parti, en laissant une petite fille lui dire que son papa n'aime pas les gens des services de renseignement.... Bref, il arrête tout parce que ça y est, du jour au lendemain, une larme a coulée sur ses joues...<br /> On parle ici de vraisemblance ou de construction de récit. Et quelque soit l'événement qui vienne troubler la marche normale du cours de l'histoire (obstacle toujours présent dans un récit cinématographique), celui ci doit être justifié et trouver ses causes et sa gestattion dans une première partie. <br /> Or moi je vous le dis, la rigidité du bourreau, la larme puis la remise en cause de tout son système, ça m'a paru trop grossier...J'ai été privé de tout le reste du film à cause de ce fait et de cette idée qui ne m'a pas quitté. "De cette façon là, ce n'est pas crédible!"<br /> Solignons quand même les acteurs très performants, mais le personnage principal reste dans les clous du scénario, pas de prouesses non plus dans un jeu rendu caricatural par les situations dans lesquelles il est plongé.<br /> Belle bande originale.<br /> Notons aussi que c'est le premier film de l'auteur et allez, rien que pour ça, il méritait d'être vu car ceci n'est pas un mauvais film.<br /> C'est un bon film prêtant le flan...Pas tout à fait raté...
Répondre